lundi 14 septembre 2015

Eglise. Deux prêtres témoignent


Sébastien Guiziou, nouveau curé de l'ensemble paroissial Quimper rive gauche et Corentin Sanson, prêtre coopérateur, chargé sur le secteur, des jeunes et de quelques activités paroissiales, témoignent de leur ministère auprès des habitants, croyants et non croyants.








 

Quel message incarnez-vous dans votre ministère ?


Sébastien Guiziou



« Le rôle du curé c'est d'occuper la fonction de celui qui « prend soin » de toutes les personnes qui habitent sur l'ensemble paroissial, qu'elles soient croyantes ou non croyantes. C'est accueillir, écouter, donner conseil pour avancer dans la vie, dans la foi. Et aussi annoncer le message de Jésus-Christ, l'évangile. Prendre soin, c'est apporter des paroles de paix, de guérison aux personnes les plus fragiles, les plus faibles. »


De guérison ?




Sébastien Guiziou



« Oui, car la guérison n'est pas forcément physique, elle peut être spirituelle. Cela passe par prendre du temps avec quelqu'un pour l'écouter. Les gens ont des difficultés dans leur vie de couple, leur vie personnelle, des problèmes psychologiques... »



Corentin Sanson



« J'ai découvert en paroisse que beaucoup de gens viennent dans les presbytères. Nous ne jouons pas le rôle de services sociaux, mais ils ont besoin de temps, d'écoute, d'attention gratuite. C'est le plus précieux. Et on leur témoigne que le Christ les aime. »




Dans un monde en pleine mutation, quel est aujourd'hui le rôle d'un catholique ?




Sébastien Guiziou



« Il témoigne de sa foi. Il n'a pas à avoir peur de dire qu'il croit en Dieu. Aujourd'hui beaucoup de gens attendent une parole spirituelle. Le catholique, parce qu'il croit en Dieu, témoigne de quelque chose de précieux dans sa vie. Il ne doit pas avoir peur de le dire ! »



Corentin Sanson



« Plus caché, c'est le rôle pour lui (NDLR : pour le catholique) de la prière. Il puise là une force, une proximité avec le Christ qui lui permet d'être une « personne ressource » pour d'autres. Beaucoup de chrétiens solides font cette expérience. Ils ont fondé leur vie sur une relation de confiance Et c'est vers eux que viennent ceux qui vivent dans un monde marqué par le manque de confiance, l'insécurité. Le chrétien est quelqu'un de solide, un repère. »




Le mois prochain, vous célébrerez le pardon de St Alor. Quel est pour vous la place de la tradition ?




Sébastien Guiziou



En tant que chrétiens, tout ne repose pas sur nous. Nous n'avons pas tout à réinventer. Ce que nous avons reçu de nos anciens a forgé notre manière de croire, de vivre en chrétiens. La faire évoluer pour la transmettre à d'autres est un chemin ! C'est le mouvement de l'Eglise. Je l'ai dit à mes paroissiens  : « Soyez ouverts aux autres. Soyez ouverts au monde ! »

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