dimanche 13 mars 2016

Pierre Berthelot. L'arbre et l'homme









13 membres du Bonsaï Club de Cornouaille ont participé, les 11 et 12 mars 2016, au Centre des Abeilles à Quimper, à un stage animé par Jean Croizer et Pierre Berthelot, du club de Lorient.
Pierre Berthelot raconte sa passion.

Comment le bonsaï et l'homme vivent-ils ensemble ?

Les bonsaïs vieillissent et nous aussi. C'est un peu existentiel, ça non ? De toute façon, on n'est jamais propriétaire d'un arbre. Au bout d'un moment, on sait qu'on passera la main. Donc aux générations futures d'entretenir. Au Japon, où les arbres sont devenus tellement chers, les gens n'arrivent plus à payer le juste prix pour entretenir le patrimoine. Certains arbres n'ont même pas le droit de sortir du pays. Ils sont classés Masterpieces. Il faut une autorisation comme pour sortir la Joconde de France.

Est-ce qu'avec un de vos arbres vous avez une histoire un peu particulière ?

Non, pas particulièrement. Je ne parle pas à mes arbres. Il faut se rassurer. Pas encore ! On a parfois des préférences, selon les essences, les espèces. Au bout d'un moment, on a tellement d'arbres qu'on ne peut pas prodiguer les soins nécessaires à chacun. Alors, on arrive à en négliger certains. Et c'est pour ça, quand j'ai des arbres un peu aboutis qui sont en doublons, je m'en dessaisis. J'essaie de les vendre dans mon club. Je sais qu'ils sont en bonnes mains. Et j'ai plaisir à les revoir. Je les ai un peu par procuration et je garde toujours un œil dessus ! C'est des œuvres d'art si on veut, mais ce n'est pas des placements financiers...

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